Le DRM, phobie du 21ème siècle
Le nouvel Harry Potter va bientôt sortir! Vous savez certainement que la sortie américaine du nouvel opus de notre apprenti magicien sort ce soir… Et cette sortie fait manifestement psychoter son éditeur… Un article sur Slashdot explique les moyens démesurés utilisés pour éviter les fuites avant la date fatidique. GPS, coffres, clés, menaces, armées d’avocats… toutes les techniques “traditionnelles” pour protéger un contenu tangible ont été mises en oeuvre.
Voilà un préambule idéal pour aborder une problématique de choix (et qui me tient spécialement à coeur) dans la mobilité qu’est le DRM. Pour avoir beaucoup fréquenté une major pendant quelques temps j’ai pu mesurer l’importance que revêtait pour eux le DRM. En effet nombre de téléphones considérés comme non “secured” se voient simplement interdits l’accès aux contenus copyrightées de celles-si. Par exemple je crois me souvenir que le P900 était de ceux-ci. C’est une attitude qui me fait doucement sourire car allant souvent à l’encontre des notions de copie privée… Pourquoi ne puis-je pas faire une copie de sauvegarde du ringtone que je viens d’acheter !?
Mais la réalité est autre puisque le DRM est entrain de devenir en fait une base pour de nouveaux modèles économiques. Plusieurs standards existants à ce sujet:
- OMA (Open Mobile Alliance) a définit un ensemble de techniques à destination des mobiles pour éviter les transmission de données protégées entre ceux ci. La première version, le “forward-lock”, bloquait simplement le contenu sur le téléphones mobile. La nouvelle version permet des modèles basés sur la super-distribution de contenu directement entre les téléphones mobiles. Pour activer un contenu reçu il faut une licence qui se récupère chez l’éditeur moyennant pécunes.
- Microsoft et son DRM qui se rapproche de plus en plus du monde du mobile grâce à une plate-forme d’interopérabilité des standards annoncée en partenariat avec Nokia
- Apple et iTunes qui tentent de se rapprocher du mobile.
Les terminaux sont entrain de finir leur entrée dans l’ère du multimédia. Les business models actuels atteignent leurs limites. Les éditeurs recherchent à l’heure actuelle des nouveaux types de contenus et de nouveaux moyens de distribution de ces contenus.
Et vous que pensez vous de la position du DRM au centre des problématiques des majors… le DRM est-il un frein, un mal nécessaire, ou une opportunité de faire plus de business ?
Moi je vote “un mal nécessaire”. Quand on voit comment Apple a pu développer son istore, en calmant tout le monde, ca va sûrement en inspirer plus d’un.
ben oui mais imagines que dans ton magasin tu aies des MP3 non protégés, et que si tu en vends un pour le compte du magasin tu gagnes 0,20€ et que si tu en vends 5 par le biais de ton blog tu peux avoir un morceau de musique gratuit… si tu le donnes tu gagnes rien … tu penses que ce modèle n’a aucune chance de tenir?
Moi honnêtement je sais pas mais j’aimerais bien tester…
L’idée y est. Concrètement maintenant, je me vois mal faire payer des amis ou de la famille. De plus, le controle de qui vend quoi serait techniquement quasi impossible, ca deviendrait vite la zone